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Pékin Bulle immobilière et chute tendanciel du taux de profit ?

 

L'industrie de la finance n'est plus une perversion du système, elle est le système

DOC] Baisse du taux de profit et croissance chinoise

Introduction

Il est important d’étudier le processus d’accumulation de la Chine afin de mieux appréhender les limites auxquelles la croissance économique chinoise risque de se confronter à l’avenir. Selon certains économistes, la Chine présente un taux d’investissement trop élevé qui risquerait de léser la poursuite de son processus d’accumulation. De là, différentes études cherchent à expliquer les problèmes rencontrés par le pays dans son rapport à l’investissement, mais il est surtout essentiel de revenir ici aux outils d’analyse que nous fournit la théorie sur la baisse tendancielle du taux de profit. Cette théorie, mise en évidence il y a plus d’un siècle par Karl Marx, semblerait en effet expliquer la situation expérimentée aujourd’hui par le géant économique asiatique.

 

L’analyse du taux d’investissement chinois : un investissement trop élevé ?

 

Très intéressant le graphique

Figure 6 : Productivité du capital en Chine, de 1979 à 2006 et

Figure 7 : Productivité du travail en Chine, de 1979 à 2006

 

La hausse de la productivité du travail, et la baisse du taux de profit

L'industrie de la finance n'est plus une perversion du système, elle est le système. C’est conséquence aussi. Ainsi la bulle immobilière en Chine est la face apparente

 

Et si Karl Marx avait raison ? Karl Marx, Semer des dragons ! Entretien avec Daniel Bensaid autour de son livre "Marx, mode d’emploi

 

PDF] EXAMEN DES Eagleton POURQUOI Marx avait raison

 

 

Ce n'est pas une crise, c'est un désastre....

 

Il faut relire  les vidéos et articles :  Comprendre la crise de la dette en quelques minutes : Courte et claire explication  - youtube , Excellent site , explication d'Eric Toussain ( philosophe et écrivain, " l'auteur de nombreux ouvrages dont "Banque du sud et nouvelle crise internationale" (- Youtube, dailymotion, videos :autres videos,  entretien, discours 20 CADTM tous sur  Eric Toussaint , livres eric toussaint ) , Plan pour la Grèce : un gros sparadrap qui ne changera rien Devrait on dire maintenant pour tout les pays occidentaux

néolibéralisme : dates et noms :

Le 28 mai 1871

 Krach de 1929 – Wikipédia

La vie est à nous : 1936

Loi 1973 et gardes fous

  2008 crises des subprimes

  2009 BP donc le pétrole

  2010 Fukushima le nucléaire...  C’est fini pour eux... Le japon vient de relancer deux réacteurs ( cf Japon : déni atomique)

 

Chaque crise sociale, écologique est plus dure (L'Europe au bord du suicide !)

 

 

Statoil a annoncé une importante découverte de gaz et de condensats dans le cadre de son projet d'exploration King Lear en mer du Nord

 

"Total grimpe de 1% à 35,8 euros en ce début de semaine à Paris après que Statoil eut annoncé une importante découverte de gaz et de condensats dans le cadre de son projet d'exploration King Lear en mer du Nord. Le groupe estime les volumes totaux de King Lear entre 70 et 200 millions de barils équivalents pétrole, ce qui en fait sa huitième découverte importante au cours des 15 derniers mois. Statoil détient 77,8% des licences de production du projet tandis que le groupe de Christophe de Margerie détient les 22,2% restants."

 

La production n’étant plus capable de valoriser l’ensemble des capitaux accumulés, une partie croissante de ceux-ci conserve la forme de capital financier. Une industrie financière se constitue qui ne cesse d’affiner l’art de faire de l’argent en n’achetant et ne vendant rien d’autre que diverses formes d’argent. L’argent lui-même est la seule marchandise que l’industrie financière produit par des opérations de plus en plus hasardeuses et de moins en moins maîtrisables sur les marchés financiers.

 

 

 

 

La masse de capital que l’industrie financière draine et gère dépasse de loin la masse de capital que valorise l’économie réelle (le total des actifs financiers représente 160 000 milliards de dollars, soit trois à quatre fois le PIB mondial). La « valeur » de ce capital est purement fictive : elle repose en grande partie sur l’endettement et le good will, c’est-à-dire sur des anticipations :la Bourse capitalise la croissance future, les profits futurs des entreprises, la hausse future des prix de l’immobilier, les gains que pourront dégager les restructurations, fusions, concentrations, etc. Les cours de Bourse se gonflent de capitaux et de leurs plus-values futures et les ménages se trouvent incités par les banques à acheter (entre autres) des actions et des certificats d’investissement immobilier, à accélérer ainsi la hausse des cours, à

emprunter à leur banque des sommes croissantes à mesure qu’augmente leur capital fictif boursier

 

Résultats pour risque systémique et capital fictif

 

Un changement d'échelle

 


 

Le débat sur la bulle immobilière chinoise m'est tout de suite revenu à l'esprit. Les premiers buildings aperçus n'étaient pas encore habités. Certains commençaient à peine à sortir de terre, et étaient encore fichés d'une multitude des drapeaux multicolores donnant aux chantiers des allures festives.

 

Ces immeubles seront-ils un jour occupés ?

L'interrogation s'est progressivement renforcée plus mon taxi s'approchait du centre. J'ai distingué vaguement quelques immeubles décrépis, mais la grande majorité des bâtiments ne semblaient pas avoir plus de cinq ou 10 ans. Au centre de Pékin, le m2 arrive à quasiment 5 000 euros

L'arrivée dans le centre m'a confirmé que la fièvre immobilière a été forte et brutale. Les deux ou trois rues étroites et familières que j'ai pu apercevoir semblaient être des reliquats d'un Pékin qui avait effectué sa mue en seulement quelques années.

 

Le ciment a-t-il encore un avenir ?


La construction est bien évidemment un pilier de la croissance, ainsi que de la demande de matières premières :

  • La construction compte pour 11% dansla PIBchinois depuis 2009
  • Elle représente 40% de la demande d'acier et 10% de celle de cuivre
  • Elle est enfin intrinsèquement liée à la demande pour les appareils électroménagers ou les voitures par exemple

Ainsi la santé de ce secteur est primordiale.

Or l'explosion de l'offre immobilière inquiète depuis maintenant quelques années les analystes.

 

La Chine a-t-elle encore besoin de logements ?


Hier, j'ai relevé une information très intéressante dans la presse anglophone de Pékin. Le Le Global Times Beijing Langue : anglais The Global Times Diffusion : 100,000) , journal papier et web reprenant abondamment les dépêches de XinHua, l'agence de presse chinoise, rapportait hier la sortie d'une étude de la SouthWestern University of Finance and Economics. Le “Temps global” est la version anglophone du quotidien officiel chinois Huánqiú Shíbào. Créé en 2009 pour mieux faire connaître le point de vue chinois à l’étranger. Comme son grand frère sinophone dont il reprend certains articles, il privilégie l’actualité internationale.

 

Où en est la bulle immobilière chinoise - Pierre Larrouturou :

Les économistes chinois pessimistes : « 

·         60% of Chinese economists are pessimistic about the global economic outlook for 2012.

·         84% of the respondents expect housing prices to plummet or fall slightly next year

·         57% of those polled think China’s 4-trillion-yuan (US$63 billion) economic stimulus program, launched after the 2008 financial crisis, has only created more problems for the country.

·         80% believe the fiscal policies currently adopted by local governments are not sustainable”

Selon l'étude portant sur l'immobilier chinois, 89,68% des foyers possèdent au moins un logement. Pour rappel, la moyenne mondiale est de 63%. Cette enquête a été critiquée immédiatement par d'autres instituts de recherche, notamment chinois.

 

Le peu de crédit apporté à cette étude s'explique notamment par une donnée : selon les critiques, une grande partie de la population reste encore en marge du marché de l'immobilier.

Si la flambée des prix dans certaines villes est avérée, il est difficile d'assurer quela Chinevit dans une bulle immobilière alors qu'une pénurie de logements persiste.

 

L'exode rural encore clandestin...

La raison de ce décalage a commencé à apparaître : le maintien d'une large part de la population urbaine dans la semi-clandestinité.

Cette partie de la population a suivi la croissance de l'industrie à proximité des villes. Mais en Chine, l'existence d'un passeport intérieur, appelé "Hukou", régule encore les déplacements.

 

Or les autorisations de déplacement délivrées par les autorités sont restées en deçà de la réalité des déplacements, obligeant cette population à rester dans la clandestinité. Et sans Hukou valide, pas d'achat de logement.

 

Le site d'analyses économiques Gavekall nous apprend même que ce groupe représenterait 30% de la population urbaine. Par conséquent, il est impossible que quasiment 90% des habitants soient propriétaires...

 

... devrait soutenir la construction


C'est ce décalage qui devrait soit soutenir la construction en Chine, soit amener au mécontentement et a une possible destabilisation du régime. Conscient de cette situation, l'Etat devrait continuer ses programmes d'investissements dans les logements à bas coûts (de 20 à 30% en dessous des prix du marché). Programmé dans le 12e plan quinquennal 2011-2015, 6 millions de logements ont déjà été réalisés. D'ici 2015, 14 millions devraient s'ajouter au parc.

 

Par contre, il n'est pas exclu que certains pans de l'immobilier, notamment l'immobilier résidentiel haut de gamme, perdent de la valeur dans les années à venir. La régulation de ce marché par l'Etat commence à porter ses fruits.

 

Conclusion

 

La chine connaît les mêmes conséquences que la révolution industrielle européenne :

 

 Au lendemain de la Seconde guerre mondiale, dans les pays d’Europe occidentale, d’Amérique du Nord et au Japon, l’expansion rapide de l’économie permettait de contenir et repousser les effets négatifs de cette contradiction. On augmentait les salaires, mais on augmentait plus encore la production. On rendait marchands de nombreux secteurs qui ne l’étaient pas auparavant, comme aujourd’hui on est en train de le faire avec l’éducation, la santé ou la sécurité. On fournissait à coûts plus bas (par l’effet de l’industrialisation et de la massification) une foule de produits plus nombreux, et qui faisaient vivre les prolétaires tout en maintenant les bénéfices. Pour développer la production de cette manière, il fallait que la consommation envahisse la société entière, avec tout ce que cela signifie: publicité, manipulation du désir, production d’une foule de saloperies destinées à satisfaire des besoins socialement créés.

 

Par ailleurs, ce qui s’appelait alors le tiers-monde était maintenu sous une domination coloniale ou post-coloniale qui permettait d’en exploiter les matières premières. :L'Afrique est une "mine d'or" pour les investissements, selon Pékin ::  – Altermonde : Un bon exemple de cet état imposé : Terre, pétrole : le Sud-Soudan, pays neuf à vendre– Rue 89 extrait « : » C’est l’ONG Norwegian People’s Aid qui s’alarme. Dans un récent rapport. Il est très difficile de vérifier ce genre d’information, en raison du caractère secret des transactions », affirme Philippe Hugon, directeur de recherches à l’Institut des relations internationales et stratégiques (Iris), en charge de l’Afrique. Un hectare au Sud-Soudan ? 3 centimes Une entreprise texane aurait ainsi acquis 600 000 hectares sud-soudanais pour la modique somme de 25 000 dollars (17 500 euros). Le prix de l’hectare revient donc à… 3 centimes d’euros

 

Le secteur immobilier chinois va donc continuer de croître, mais à destination d'une catégorie moins aisée. A plus long terme, l'émergence d'une classe moyenne va continuer de soutenir une montée en gamme des logements.

 

C'est pourquoi une compagnie comme Saint-Gobain, cotée à Paris, pourrait à terme se développer grâce àla Chine.Cettecompagnie française, spécialiste des matériaux de construction, dégage déjà 20% de son chiffre d'affaires des pays émergents. Ceux-ci vont être au coeur de sa stratégie de développement dans les années à venir. Elle espère en tirer 26% d'ici 2015.

 

Mais la Chine devrait suivre le chemin de l’Eiurope et pays dits industrialiser :

 

 Tout cela a changé depuis la crise des années 1970 et la restructuration du capitalisme qu’elle a provoquée. Les délocalisations d’industries et de services ont alors permis de baisser le coût du travail au niveau mondial. La consommation a été soutenue par le développement du crédit, qu’il s’agisse de dépense publique (et de dette publique) ou privée. Mais ce système est lui-même à bout de souffle, comme le montre la crise qui a commencé en 2007. Le krach de 2008 n’a pu être rattrapé qu’au moyen d’une expansion massive de l’endettement étatique. Le montant de cette dette, désormais impossible à rembourser, est l’expression concrète de cette impasse. La crise de la dette publique en Europe et les perspectives de défaut dela Grèce, désormais bien réelles, en sont la preuve. Ce n’est pas la finance qui est la cause de la crise, la finance est au contraire ce qui a permis à la crise provoquée par la contradiction récurrente du capitalisme d’éclater aussi tard.

Bonne semaine



04/07/2012
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